Prenez une famille typiquement américaine : belle maison, belles voitures, beaux enfants, beau mari, belle femme, belles situations (tous les deux parce que oui les femmes américaines sont très émancipées), bref très belle vie!
Ajoutez une caméra et quelques machinos, un scénario complètement débilisant et vous avez une super production de série B qui sera diffusée le dimanche après-midi sur n'importe quelle chaîne de télévision (plutôt privatisée) entre le JT et la série de reportages grâce auxquels nous saurons maintenant comment M. Dupont en partant de rien est devenu millionnaire grâce à une idée originale. Soit-dit en passant, c'est le genre de cas qui ne vous arrivera jamais, d'ailleurs on est en droit de se demander où ils sont allés le trouver ce M. Dupont!
Alors Mr et Mrs Smith (les parfaits américains avec leurs parfaits enfants dans leur parfaite maison et leur parfaite vie, que l'on voit défiler en somnolant pendant au moins les 30 premières minutes du film) vont vivre un vrai cauchemar. Mr Smith part acheter une baguette de pain, disons plutôt des hamburgers - bah oui ils ne peuvent pas être parfaits partout non plus, ce ne sont que des américains que je sache - il part donc avec ses enfants acheter ces fameux hamburgers qu'ils auraient mieux fait d'oublier s'ils avaient connu la suite du scenario.
Sur la route, bien tranquillement installé au volant de sa parfaite automobile américaine, avec les enfants (toujours aussi parfaits) installés derrière, ceinturés conformément aux réglementations en vigueur dans l'état dans lequel ils vivent, Mr Smith chemine donc sur la route – parfaite elle aussi – quand la lumière du coin de rue passe (tenez vous bien!) au rouge! Ouah... là la musique s'emballe, vert, orange puis rouge et voilà que Mr Smith doit appuyer sur la pédale de frein. Mais comme il est parfait, il le fait parfaitement, évidemment.
Plan large, la superbe voiture de Mr Smith devient une passoire en plein milieu d'une fusillade, ou plutôt d'un vrai carnage... Eh oui Mr Smith et ses parfaits enfants se trouvaient sans le savoir, puisqu'ils n'ont vraiment pas lu le scénario, au cœur d'un règlement de compte entre bandes rivales qui passaient – elles aussi – par là avec leurs voitures (moins superbes que celles des Smith, bien sûr puisque ce sont celles des méchants). Mr Smith et ses chères têtes blondes y laissent plus que la santé... leur vie!
A peine ont-ils le temps de mourir (la mort dans l'âme) qu'un pauvre lieutenant de police vient sonner, dépité, à la porte des Smith pour annoncer à Madame qu'elle n'a plus que ses yeux pour pleurer, puisque toute sa famille a juste été décimée au coin de la rue.
Après une longue et douloureuse enquête, particulièrement pour les téléspectateurs que nous sommes, Mrs Smith avance sur le chemin des indices bien plus rapidement que ce lieutenant de police sur le système duquel la mère Smith commence à taper sérieusement.
Mais qu'importe, elle progresse, allant même jusqu'à s'acheter en douce un revolver dont on ne sait toujours pas où elle a appris à se servir. Mais ça c'est l'effet « parfait » du film made in USA! La brave mère de famille sans reproches sait se servir d'un 357 Magnum qui loge des pruneaux dans le cerveau d'un gangster à plus de 15 mètres...
Elle avance donc bien dans son enquête mais c'est finalement quand elle est va croiser la route de ceux qui ont buté sa parfaite famille que Mrs Smith tombe dans les bras du lieutenant sur lequel elle a gueulé tout ce qu'elle savait tout au long de cette pénible œuvre, qui, espérons-le, n'obtiendra même pas le Golden Globe du plus grand navet.
Bref, le lieutenant et Mrs Smith deviennent éperdument amoureux. Ils ne se quittent plus et voilà qu'à deux doigts de conclure ce terrible meurtre qui nous tient en haleine depuis des heures maintenant, la love story prend le pas, faisant abstraction de l'enquête qu'on ne retrouvera que bien longtemps après que Mrs Smith ait, en avouant son amour éperdu au lieutenant, mis ce dernier sur la touche en mémoire de feu son mari... Parfaite et morale en plus Mrs Smith!
Quid de Mr Smith et ses nabots? En réalité, on finit par s'en taper royal... de toutes façons ils n'avaient qu'à lire le scénario et comprendre qu'il n'était pas bon, mais vraiment pas bon, d'aller vouloir se gaver l'estomac à coups de Big Mac.
Très vite, sans avoir eu le temps de tout comprendre, notre héroïne (d'ailleurs à ce stade là il nous en faudrait un peu d'héroïne pour tenir encore le coup!) réussi par un tour de passe-passe à identifier les tueurs, les localiser dans la ville qui compte pas moins de 15 millions d'habitants, savoir dans quelle voiture ils roulent, et même comment s'appelle la grand-mère maternelle du chef de gang. Bref notre Mrs Smith nationale se transforme en deux temps trois mouvements en Lieutenant Columbo des temps modernes.
Finalement, avec l'aide de notre lieutenant (pas Columbo cette fois-ci, mais l'autre amoureux qui est resté sur la touche en mémoire du débilos qui n'a pas su lire le scénario avant de tourner), finalement donc Mrs Smith rend justice en permettant à la police d'arrêter les méchants coupables...
Mrs Smith et Mr lieutenant « sur la touche » peuvent désormais vivrent une idylle parfaite, tout comme leurs voitures, leur future maison, leur future vie quoi!
Moralité, ne vaut-il mieux pas s'appeler M. Dupont, avoir une improbable idée de génie – en partant de rien naturellement – et devenir millionnaire tout en mangeant du pain plutôt que des hamburgers?
Sur cette réflexion hautement philosophique, Fantômas s'en va rejoindre sa tour de guet, il va bien tomber sur la deuxième partie de Mr & Mrs Smith... ils peuvent toujours ressusciter, ils sont américains!
Ajoutez une caméra et quelques machinos, un scénario complètement débilisant et vous avez une super production de série B qui sera diffusée le dimanche après-midi sur n'importe quelle chaîne de télévision (plutôt privatisée) entre le JT et la série de reportages grâce auxquels nous saurons maintenant comment M. Dupont en partant de rien est devenu millionnaire grâce à une idée originale. Soit-dit en passant, c'est le genre de cas qui ne vous arrivera jamais, d'ailleurs on est en droit de se demander où ils sont allés le trouver ce M. Dupont!
Alors Mr et Mrs Smith (les parfaits américains avec leurs parfaits enfants dans leur parfaite maison et leur parfaite vie, que l'on voit défiler en somnolant pendant au moins les 30 premières minutes du film) vont vivre un vrai cauchemar. Mr Smith part acheter une baguette de pain, disons plutôt des hamburgers - bah oui ils ne peuvent pas être parfaits partout non plus, ce ne sont que des américains que je sache - il part donc avec ses enfants acheter ces fameux hamburgers qu'ils auraient mieux fait d'oublier s'ils avaient connu la suite du scenario.
Sur la route, bien tranquillement installé au volant de sa parfaite automobile américaine, avec les enfants (toujours aussi parfaits) installés derrière, ceinturés conformément aux réglementations en vigueur dans l'état dans lequel ils vivent, Mr Smith chemine donc sur la route – parfaite elle aussi – quand la lumière du coin de rue passe (tenez vous bien!) au rouge! Ouah... là la musique s'emballe, vert, orange puis rouge et voilà que Mr Smith doit appuyer sur la pédale de frein. Mais comme il est parfait, il le fait parfaitement, évidemment.
Plan large, la superbe voiture de Mr Smith devient une passoire en plein milieu d'une fusillade, ou plutôt d'un vrai carnage... Eh oui Mr Smith et ses parfaits enfants se trouvaient sans le savoir, puisqu'ils n'ont vraiment pas lu le scénario, au cœur d'un règlement de compte entre bandes rivales qui passaient – elles aussi – par là avec leurs voitures (moins superbes que celles des Smith, bien sûr puisque ce sont celles des méchants). Mr Smith et ses chères têtes blondes y laissent plus que la santé... leur vie!
A peine ont-ils le temps de mourir (la mort dans l'âme) qu'un pauvre lieutenant de police vient sonner, dépité, à la porte des Smith pour annoncer à Madame qu'elle n'a plus que ses yeux pour pleurer, puisque toute sa famille a juste été décimée au coin de la rue.
Après une longue et douloureuse enquête, particulièrement pour les téléspectateurs que nous sommes, Mrs Smith avance sur le chemin des indices bien plus rapidement que ce lieutenant de police sur le système duquel la mère Smith commence à taper sérieusement.
Mais qu'importe, elle progresse, allant même jusqu'à s'acheter en douce un revolver dont on ne sait toujours pas où elle a appris à se servir. Mais ça c'est l'effet « parfait » du film made in USA! La brave mère de famille sans reproches sait se servir d'un 357 Magnum qui loge des pruneaux dans le cerveau d'un gangster à plus de 15 mètres...
Elle avance donc bien dans son enquête mais c'est finalement quand elle est va croiser la route de ceux qui ont buté sa parfaite famille que Mrs Smith tombe dans les bras du lieutenant sur lequel elle a gueulé tout ce qu'elle savait tout au long de cette pénible œuvre, qui, espérons-le, n'obtiendra même pas le Golden Globe du plus grand navet.
Bref, le lieutenant et Mrs Smith deviennent éperdument amoureux. Ils ne se quittent plus et voilà qu'à deux doigts de conclure ce terrible meurtre qui nous tient en haleine depuis des heures maintenant, la love story prend le pas, faisant abstraction de l'enquête qu'on ne retrouvera que bien longtemps après que Mrs Smith ait, en avouant son amour éperdu au lieutenant, mis ce dernier sur la touche en mémoire de feu son mari... Parfaite et morale en plus Mrs Smith!
Quid de Mr Smith et ses nabots? En réalité, on finit par s'en taper royal... de toutes façons ils n'avaient qu'à lire le scénario et comprendre qu'il n'était pas bon, mais vraiment pas bon, d'aller vouloir se gaver l'estomac à coups de Big Mac.
Très vite, sans avoir eu le temps de tout comprendre, notre héroïne (d'ailleurs à ce stade là il nous en faudrait un peu d'héroïne pour tenir encore le coup!) réussi par un tour de passe-passe à identifier les tueurs, les localiser dans la ville qui compte pas moins de 15 millions d'habitants, savoir dans quelle voiture ils roulent, et même comment s'appelle la grand-mère maternelle du chef de gang. Bref notre Mrs Smith nationale se transforme en deux temps trois mouvements en Lieutenant Columbo des temps modernes.
Finalement, avec l'aide de notre lieutenant (pas Columbo cette fois-ci, mais l'autre amoureux qui est resté sur la touche en mémoire du débilos qui n'a pas su lire le scénario avant de tourner), finalement donc Mrs Smith rend justice en permettant à la police d'arrêter les méchants coupables...
Mrs Smith et Mr lieutenant « sur la touche » peuvent désormais vivrent une idylle parfaite, tout comme leurs voitures, leur future maison, leur future vie quoi!
Moralité, ne vaut-il mieux pas s'appeler M. Dupont, avoir une improbable idée de génie – en partant de rien naturellement – et devenir millionnaire tout en mangeant du pain plutôt que des hamburgers?
Sur cette réflexion hautement philosophique, Fantômas s'en va rejoindre sa tour de guet, il va bien tomber sur la deuxième partie de Mr & Mrs Smith... ils peuvent toujours ressusciter, ils sont américains!
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