A 10h18 tous les matins, la vieille passait près d'une heure à regarder, par sa fenêtre du 9ème étage, l'animation de la rue au pied de son immeuble.
De l'immeuble d'en face, du 7ème étage, il observait cette manie quotidienne, et se faisait un malin plaisir à marquer d'une croix son petit carnet qui signifiait que son rendez-vous d'observation avait été honoré.
Pas une matinée sans que la vieille ne se montre de façon peu discrète à sa fenêtre. Cette curiosité durait depuis 6 mois, et finalement ils avaient tous deux pris plaisir à jouer ce jeu.
Elle approchait les 80 ans, une chevelure blanche épaisse, et un visage sec et sévère. Le reflet de l'extérieur qui venait lécher sa fenêtre lui donnait un air effrayant. Les traits de son visage, qu'il discernait tant bien que mal, étaient fortement marqués. L'image qu'elle donnait derrière son poste d'observation aurait pu être mise en scène par Alfred Hitchcock...
Il avait un demi siècle de moins qu'elle, sans travail ni ressources, son passe temps favori était bel et bien ce seul et unique rendez-vous avec l'octogénaire.
Il en devenait presque accroc, il lui fallait sa dose de voyeurisme pour passer une bonne journée. Il n'avait pu imaginer qu'un jour cette danse pouvait s'arrêter.
Pourtant lorsque ce matin là il avait pu voir comment la cervelle de la pauvre vieille, rouge écarlate, adhérait, toute gluante, sur la fenêtre, son ancienne tour de guet, il avait compris que plus jamais il ne pourrait cocher son petit carnet.
De l'immeuble d'en face, du 7ème étage, il observait cette manie quotidienne, et se faisait un malin plaisir à marquer d'une croix son petit carnet qui signifiait que son rendez-vous d'observation avait été honoré.
Pas une matinée sans que la vieille ne se montre de façon peu discrète à sa fenêtre. Cette curiosité durait depuis 6 mois, et finalement ils avaient tous deux pris plaisir à jouer ce jeu.
Elle approchait les 80 ans, une chevelure blanche épaisse, et un visage sec et sévère. Le reflet de l'extérieur qui venait lécher sa fenêtre lui donnait un air effrayant. Les traits de son visage, qu'il discernait tant bien que mal, étaient fortement marqués. L'image qu'elle donnait derrière son poste d'observation aurait pu être mise en scène par Alfred Hitchcock...
Il avait un demi siècle de moins qu'elle, sans travail ni ressources, son passe temps favori était bel et bien ce seul et unique rendez-vous avec l'octogénaire.
Il en devenait presque accroc, il lui fallait sa dose de voyeurisme pour passer une bonne journée. Il n'avait pu imaginer qu'un jour cette danse pouvait s'arrêter.
Pourtant lorsque ce matin là il avait pu voir comment la cervelle de la pauvre vieille, rouge écarlate, adhérait, toute gluante, sur la fenêtre, son ancienne tour de guet, il avait compris que plus jamais il ne pourrait cocher son petit carnet.
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